Aspects of the morphology and phonology of phases

Newell - Aspects of the Morphology and P
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ABRÉGÉ (English below)

Cette thèse présente des données qui montrent que les phases (Chomsky 1995) provoquent des cycles d’interprétation morphologique et phonologique internes au mot. Les phases proposées dans la littérature syntaxique ont des effets internes aux mots, représentant ainsi une théorie morpho-phonologique (c.à.d. une morphologie distribuée (Halle & Marantz 1994)). On propose que les syntagmes existent aux niveaux syntaxiques nP, aP, vP, vP, DP, et CP. Il est démontré que ces syntagmes se comportent différemment selon le domaine envoyé à PF au cours de la fusion du syntagme de tête. On montre que DP, CP, et vP sont des syntagmes compléments spellout d’après Nissenbaum (2000). Cependant, nP, aP, et vP montrent que la tête d’un syntagme est interprétée avec son complément à PF. Une raison possible de cette différence dans le domaine d’interprétation est proposée. C’est dans les dérivations où le matériel syntaxique s’étend sur une (ou
plusieurs) de ces frontières que l’on peut trouver des domaines cycliques internes aux mots à PF. Les structures phonologiques et morpho-syntactiques provoquées par les syntagmes internes aux mots sont explorées.
Les structures relatives au stress majeur en cupeño, turc, et ojibwa sont analysées. Il est proposé que les structures de stress majeur apparemment irrégulières en turc et en cupeño sont régulières au niveau du syntagme. Dans ces langues, le stress majeur est assigné au niveau de l’interprétation du premier syntagme. Autrement dit, dans ces langues le stress majeur est cyclique et fixe. On montre ensuite que l’assignement du stress majeur en ojibwa est insensible aux frontières des syntagmes internes aux mots. Les syntagmes internes aux mots sont présents en ojibwa, tel que démontré par les stratégies de résolution des hiatus et la structure des pieds dans la langue (Piggott & Newell 2007). Le stress majeur est assigné au mot, sans tenir compte de ses domaines cycliques internes—il est post-syntaxique. Il est proposé que ces deux types de structure sont les seules possibilités d’assignement du stress majeur.
Certains paradoxes morphosyntaxiques sont alors explorés. Il est proposé que les syntagmes intérieurs au mot, en combinaison avec adjonction tardive (Lebeaux 1988), sont responsables des paradoxes de mise en parenthèses, de la nature dichotomique (syntagme/mot) des verbes à particule, et de l’affixation double sémantiquement vide. Les langues considérées dans cette section sont l’anglais, l’allemand, le breton et le yiddish. La conclusion proposée est que les paradoxes structuraux se présentent seulement quand une adjonction est tardivement attachée à une structure morpho-syntaxique préalablement interprétée.
Aucune des données présentées ici ne se présente que dans la composante phonologique, morphologique, ou syntaxique de la langue. Les effets des syntagmes syntactiques sur la morpho-phonologie soulignent la nécessité d’une approche intégrée de l’investigation linguistique.

 

ABSTRACT

This thesis offers evidence that phases (Chomsky 1995) induce word-internal cycles of morphological and phonological interpretation. Phases proposed in the syntactic literature are shown to have effects word-internally, therefore supporting a representational theory of morpho-phonology (e.g. Distributed Morphology (Halle & Marantz 1994)). It is argued that phases exist at the nP, aP, vP, vP, DP, and CP syntactic levels. These phases are shown to have differing behaviour with regards to the domain which is sent to PF upon merger of the phase head. DP, CP, and vP are argued to be complement spellout phases following Nissenbaum (2000). nP, aP, and vP, however, offer evidence that the head of a phase is interpreted at PF with its complement. A possible motivation for this difference in interpretation domain is discussed. It is in derivations where syntactic material spans one (or more) of these boundaries that cyclic domains may be found within words at PF. Phonological and morpho-syntactic patterns induced by word-internal phases are investigated.
Main stress patterns in Cupeño, Turkish, and Ojibwa are analysed. Turkish and Cupeño seemingly irregular main stress patterns are argued to be regular at the phase level. Main stress is assigned in these languages at the interpretation of the first phase. In other words, main stress is cyclic and immovable in these languages. Ojibwa main stress assignment is then shown to be insensitive to word- internal phase boundaries. Word internal phases are present in Ojibwa, as demonstrated by hiatus resolution strategies and footing patterns in the language (Piggott & Newell 2007). Main stress is assigned to the word, regardless of its internal cyclic domains–it is post-syntactic. These two patterns are argued to bethe only possibilities for main stress assignment.
Some morpho-syntactic paradoxes are then investigated. It is argued that word internal phases, in combination with late adjunction (Lebeaux 1988), are responsible for bracketing paradoxes, the dichotomous (phrase/word) nature of particle verbs, and semantically vacuous double affixation. Languages discussed in this section are English, German, Breton, and Yiddish. It is concluded that structural paradoxes arise only when an adjunct is late adjoined into a previously interpreted morpho-syntactic structure.
None of the data presented here arise solely in the phonological, morphological, or syntactic component of language. The effects of syntactic phases on morpho-phonology argue for the necessity of an integrated approach to linguistic investigation.